« Historique des techniques de sauvetage des équipages de sous-marins »

Par Bernard MICAELLI

Conseiller technique de la Défense, Architecte projets sous-marins, Direction générale de l’armement (DGA)

CONFERENCE

Mardi 12 décembre 2017 à 15H00

(Entrée gratuite)

 Musée national de la marine

Place Monsenergue

83000 TOULON

 

Abstract:

Le premier sous-marin construit pour la Marine Nationale en 1859, le Plongeur, n’avait pas convaincu les forces par son manque de manœuvrabilité. C’est vingt-sept ans plus tard, en 1886, que Gustave Zédé a ouvert la voie aux forces sous-marines françaises avec le Gymnote. Depuis, dans le monde, 282 accidents ont été déplorés, dont 109 en temps de paix. Dans la plupart des cas, les fonds, sur les lieux des accidents, étaient à des profondeurs accessibles par les moyens de sauvetage actuels. En effet, ces accidents se sont fréquemment produits à proximité des côtes et par petit fond. Il s’agissait le plus souvent de collisions avec d’autres navires.

Mais, encore aujourd’hui, si tout le monde a entendu parler du KOURSK, le seul sous-marin dont une partie de l’équipage a pu être sauvée grâce à une opération de sauvetage collectif de grande ampleur est l’USS SQUALUS. C’était en 1939 au large de la Nouvelle Angleterre. Un roman méconnu, The Terrible Hours, écrit par Peter Maas et jamais traduit en français, relate cette opération.

Mais au-delà de cette histoire, un nom doit être retenu : Charles « Swede » MOMSEN. Capitaine de Frégate de l’US Navy à l’époque, ses inventions sont à l’origine de tous les moyens de sauvetage collectifs conçus et construits dans le monde et des équipements individuels associés.

De 1939 à nos jours, du Squalus au NSRS (1), cette conférence illustre par de nombreux exemples l’enjeu humanitaire et les défis techniques du sauvetage des équipages de sous-marins.

 

(1) Le NSRS, NATO Submarine Rescue System est un système de sauvetage acquis et opéré en coopération par la France, la Norvège et le Royaume Uni

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